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AES–Cédéao : divorce politique mais compromis économique – quand la souveraineté bute sur la finance
Pourquoi les pays de l’AES restent-ils liés à la Cédéao malgré leur départ ? Nouveau statut à la BIDC et au Giaba : décryptage d’une coopération économique maintenue.
Par Sagaïdou Bilal

Malgré leur départ juridiquement effectif de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), le Burkina Faso, le Mali et le Niger ne rompent pas totalement avec les institutions régionales. Les trois États de l’Alliance des États du Sahel (AES) conservent leur présence au sein de la Banque d’investissement et de développement de la Cédéao (BIDC) et du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent (Giaba), désormais avec un statut de membres non-régionaux. Un choix hautement stratégique, révélateur d’une séparation politique assumée mais d’une interdépendance économique jugée incontournable.
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