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Le Mali à la pompe cardiaque, quand le carburant devient une arme de guerre
Depuis mi-septembre 2025, les routes qui relient Bamako aux ports de Dakar et d’Abidjan sont devenues des zones de guerre. Des camions-citernes brûlés, convois bloqués, et stations-service à sec...
Par Aly Diabaté

Depuis la mi-septembre 2025, les routes qui relient Bamako aux ports de Dakar et d’Abidjan sont devenues des zones de guerre. Des camions-citernes brûlés, des convois bloqués, et des stations-service à sec : le blocus imposé par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Gsim), affilié à Al-Qaïda, asphyxie la capitale malienne.
Abdoulaye Traoré, chauffeur de taxi, est assis sur le coffre de son véhicule. Sous l’ombre de sa voiture, sa natte et sa théière témoignent de ses longues heures d’attente. Il est 7h du matin, heure locale, à la station-service du quartier bamakois Kalaban Coura ACI. Depuis le début de la pénurie, cet endroit est devenu son lieu de vie.
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