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Mali : comment négocie-t-on sans le dire ?
Mali - Le pouvoir de Bamako refuse officiellement tout dialogue avec les groupes armés, mais 160 soldats sont rentrés en août. Comment gouvernement et groupes armés négocient-ils sans le dire ?
Par Badra Sadjadja

Bamako, Mali
Le 10 septembre, le Jnim a attaqué le camp de Dioura, dans la région de Mopti : au moins une centaine de militaires maliens tués et des dizaines de prisonniers selon plusieurs sources concordantes, un bilan non confirmé par l'armée, qui a annoncé une riposte aéroterrestre. Sévaré et Konna ont été également frappés quelques jours plus tard. La série d'attaques jihadistes a poussé le pouvoir à organiser un conseil de crise autour du général Assimi Goïta le 20 septembre. Un mois plus tôt, plus de 160 militaires maliens avaient pourtant été libérés et le Français Yann Vézilier gracié. Combats d'un côté, libérations de l'autre : qui parle à qui, par quels intermédiaires ? Comment ces libérations ont-elles pu aboutir alors que les combats n'ont jamais cessé, et que révèlent-elles de l'état réel du conflit ? Tama Média a interrogé deux analystes du Sahel et un juriste pour comprendre ce que ces arrangements disent, ou ne disent pas, des chances d'une négociation. Analyse.
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